Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Articles avec #nouvelle caledonie tag

Cap sur la Nouvelle Calédonie...

Publié le par Patrick & Co

Sydney

Nous atterrissons à Sydney à 15h, sous une pluie battante et une température hivernale de 18°C (Brrrr c’est l’hiver dans l’hémisphère Sud).

Les formalités d’entrée sont effectuées en un temps record. Bravo aux douaniers australiens pour leur efficacité.

Puis, en moins de 20mns, le train nous emmène de l’aéroport au centre-ville, à Museum station, où il nous reste un quart d’heure de marche pour rejoindre notre hôtel.

Le ciel est bouché, il pleut des cordes et nous arrivons les pieds gelés (Romain est en tongs...). Heureusement, dans la chambre un radiateur à bain d’huile nous permet de retrouver des couleurs ! Et l’eau chaude de la douche remet tout le monde de bonne humeur.

Vers 17h30, une courte accalmie nous permet de ressortir pour aller voir l’Opera House et Harbour Bridge. Mais très vite la pluie se remet à tomber et nous ne restons pas très longtemps le long des docks à admirer l’édifice le plus connu de Sydney.

Comme nous sommes tous "un peu" fatigués de notre dernière nuit pour le moins écourtée (sauf pour Romain ), nous ne traînons pas dans la ville, trouvons rapidement de quoi manger puis rentrons nous coucher tôt, d’autant plus que nous devons nous lever à 5h demain matin pour prendre l’avion à destination de Nouméa.

Sydney, Opera House

Sydney, Opera House

Nouméa

La Nouvelle Calédonie ne faisait pas partie de nos plans en début de voyage. Mais l’opportunité de visiter ce territoire français d’Outre-mer était trop belle, et comment terminer notre périple sur une plus belle touche qu’en passant du bon temps sur des îles paradisiaques, qui comptent parmi les plus belles du Pacifique Sud ?

Cap sur la Nouvelle Calédonie...
Cap sur la Nouvelle Calédonie...

Aie aie aie, les prix !

Nous arrivons à Nouméa vers midi et prenons une navette (hors de prix) pour l’auberge de jeunesse. Ce qui choque quand on arrive à Nouméa, c’est le coût de la vie. On se demande comment les gens font pour vivre ici s’ils ne touchent pas des salaires de ministres…

Pour nous déplacer dans les îles, nous avons hésité entre prendre le bateau ou l'avion. En comparant les prix, il s'avère que le bateau est à peine moins cher que l'avion et avec des horaires beaucoup moins flexibles (moins de rotations). Alors nous cassons notre tirelire et achetons un Pass inter-îles sur Air Calédonie pour aller à Ouvéa, Lifou et l'Île des Pins.

Pour ne pas rentrer complètement ruinés en métropole, nous adoptons le régime de crise : nouilles au gruyère et sauce tomate. Les garçons sont contents, ils adorent ça (ils en avaient marre du riz) et engloutissent leur kilo de pâtes quotidien !

Reste à régler le problème de l'hébergement. Bien sûr les hôtels sont hors budget et les gîtes en pension complète nous coûteraient plus de 200€ par jour. Tout cela sans compter les transports et les activités annexes… Mais nous trouvons la parade en achetant 2 tentes au magasin de sport du coin et 2 couvertures en laine polaire au "Nouméa pas cher" (sic). Bon, nous ne sommes pas vraiment des amateurs de camping mais c'est la seule solution si nous ne voulons pas rentrer en France en pédalo .

Nouméa : l'auberge de jeunesse, vue sur Nouméa, cathédrale, marché et promenade Pierre-Vernier
Nouméa : l'auberge de jeunesse, vue sur Nouméa, cathédrale, marché et promenade Pierre-Vernier
Nouméa : l'auberge de jeunesse, vue sur Nouméa, cathédrale, marché et promenade Pierre-Vernier
Nouméa : l'auberge de jeunesse, vue sur Nouméa, cathédrale, marché et promenade Pierre-Vernier
Nouméa : l'auberge de jeunesse, vue sur Nouméa, cathédrale, marché et promenade Pierre-Vernier

Nouméa : l'auberge de jeunesse, vue sur Nouméa, cathédrale, marché et promenade Pierre-Vernier

Ouvéa "Iaaï, l'île la plus proche du paradis"

Ouvéa est l'un des plus beaux atolls du Pacifique. Situé au Nord des Loyautés, sa superbe plage de sable blanc s'étend sur 25 kms et est caressée par une eau transparente et turquoise qui se détache du bleu intense de l'océan. Fait rarissime (unique ?), TOUS ses lagons ont été inscrits sur la liste du patrimoine mondial de l'Unesco en 2008.

Nous nous installons au camping de Lékine, proche du pont de Mouli, au Sud de l'île. Notre camping se trouve dans la baie de Lékine et fait face aux falaises de Lékiny dans un décor de carte postale. L'emplacement est idéal pour jouir de la beauté du lagon. Malheureusement nous ne pouvons pas nous y baigner, la baignade étant interdite dans cette réserve naturelle, préservée pour la pêche locale. Mais nous pouvons profiter des plages situées de chaque côté du pont de Mouli, à seulement une centaine de mètres de nos tentes. Elles offrent un panorama splendide sur le lagon qui s'étend à perte de vue, dans une palette de bleus extraordinaires. Du haut du pont, on peut voir passer des tortues vertes, des raies (léopards et pastenagues), des carangues bleues et des bancs de mulets.

Ce qui rend Ouvéa peut être unique au monde, c'est la virginité de son immense plage (plus de 25 kms !) et la quasi absence d'infrastructures hôtelières qui, partout ailleurs, altèrent la nature au profit de l'industrie touristique. Ici, on ne trouve qu'un seul hôtel sur toute l'île, le reste des hébergements sont des gîtes en tribu, dans des cases traditionnelles. Et si le lagon d'Ouvéa rivalise de beauté avec celui de Bora-Bora, ici on ne voit pas de bungalows sur pilotis empiéter sur le platier, comme c'est le cas en Polynésie Française. Les chefs de tribus veillent à conserver les terres aux Kanaks et à préserver cette nature intacte. Un bateau de croisière australien (2000 passagers) a bien essayé d'obtenir l'autorisation d'accoster une fois par semaine contre une bonne participation financière mais les autorités locales ont refusé, préférant garder intact leur bijou d'île. Espérons que cet état d'esprit perdurera encore longtemps !

Arrivée sur Ouvéa
Arrivée sur Ouvéa
Arrivée sur Ouvéa
Arrivée sur Ouvéa
Arrivée sur Ouvéa

Arrivée sur Ouvéa

Ouvéa, baie de Lékine
Ouvéa, baie de Lékine
Ouvéa, baie de Lékine
Ouvéa, baie de Lékine
Ouvéa, baie de Lékine

Ouvéa, baie de Lékine

Ouvéa, pont et plage de Mouli ♥♥♥
Ouvéa, pont et plage de Mouli ♥♥♥
Ouvéa, pont et plage de Mouli ♥♥♥
Ouvéa, pont et plage de Mouli ♥♥♥
Ouvéa, pont et plage de Mouli ♥♥♥
Ouvéa, pont et plage de Mouli ♥♥♥
Ouvéa, pont et plage de Mouli ♥♥♥
Ouvéa, pont et plage de Mouli ♥♥♥
Ouvéa, pont et plage de Mouli ♥♥♥

Ouvéa, pont et plage de Mouli ♥♥♥

La vie au camping

Une fois les tentes installées, la vie au camping s'organise avec les moyens du bord… Les ustensiles de la cuisine sont assez limités mais nous permettent tout de même de faire cuire nos coquillettes (notre bougna à nous ). L'épicerie la plus proche est à 1,5km mais il n'y a pas grand-chose à acheter sur les étagères et pour les courses plus importantes, il faut aller chez Féla, à plus de 5km. Heureusement, le "pouce" est une pratique courante ici et quand un pick-up passe, il s'arrête immédiatement pour nous prendre.

Dans la tente, l'espace est très réduit et après avoir "rangé" toutes nos affaires, il ne reste plus beaucoup de place pour bouger à l'intérieur. Nous avions peur d'avoir froid la nuit mais la couverture en laine polaire achetée à Nouméa suffit amplement. Dire que l'on dort bien serait exagéré tant les courbatures du matin nous rappellent combien les tapis de sol sont peu épais (et nos dos fragiles).

Le dernier jour, nous avons une mauvaise surprise, il n'y a plus d'eau dans la cuve du camping. Heureusement, le snack d'à côté a un tuyau auquel on peut se rincer et se ravitailler pour remplir une gamelle et faire cuire nos pâtes. Pour les toilettes, il suffit de remplir un seau dans le lagon .

Installation de nos petites tentes au camping de Lékine, face au lagon
Installation de nos petites tentes au camping de Lékine, face au lagon
Installation de nos petites tentes au camping de Lékine, face au lagon
Installation de nos petites tentes au camping de Lékine, face au lagon

Installation de nos petites tentes au camping de Lékine, face au lagon

Les falaises de Lékiny

En Nouvelle Calédonie et plus particulièrement sur Ouvéa, certains endroits sont "tabous" et ne peuvent se visiter qu'en présence d'un guide local ou avec l'autorisation du chef de la tribu.

Les falaises de Lékiny font partie de ces endroits où l'on ne peut pas s'aventurer seuls. C'est donc en compagnie de Félix, le gérant du camping et notre guide pour l'occasion, que nous partons en balade.

Les falaises ont été façonnées au fil du temps par la mer qui autrefois montait beaucoup plus haut. Aujourd'hui, des piliers semblent soutenir la voûte calcaire au-dessus de la baie. A marée basse, il est possible de marcher le long des falaises. Une grotte, en surplomb, fait l'objet d'une vénération de la part des tribus du coin.

En 1953, elle a abrité les habitants de Lékine pendant un ouragan, sauvant la vie de la population locale. De l'autre côté de la grotte, on peut rejoindre la barrière de corail mais nous n'allons pas très loin parce qu'il est difficile de se frayer un passage entre les blocs. Puis la balade se termine par une baignade, dans une eau très fraîche et cristalline. Pas très loin du bord, un requin pointe blanche semble dormir au fond d'un trou, sans se soucier des poissons (et des baigneurs) qui nagent autour de lui.

Ouvéa, falaises de Lékiny
Ouvéa, falaises de Lékiny
Ouvéa, falaises de Lékiny
Ouvéa, falaises de Lékiny
Ouvéa, falaises de Lékiny
Ouvéa, falaises de Lékiny
Ouvéa, falaises de Lékiny

Ouvéa, falaises de Lékiny

La plage de Mouli

Le dimanche, les habitants d'Ouvéa restent au repos chez eux (quand ils ne participent pas à des parties de bingo dans les tribus). Aussi, la circulation est très réduite et il est difficile de trouver des véhicules sur la route…

Nous partons néanmoins en direction de Mouli, à environ 6kms du camping. Effectivement, il nous faut marcher les trois quarts du chemin avant qu'un pick-up nous prenne enfin en stop et nous dépose au village, devant l'église. Apparemment, nous arrivons à la fin de la messe. Mouli est peu étendue et une seule épicerie est ouverte ce dimanche. Les garçons auraient bien aimé se rafraîchir avec un soda mais il n'y a que de l'eau sur les rayons…

Avant de partir ce matin, nous avions prévu de nous rendre jusqu'à la pointe de Mouli (encore 3kms plus loin) mais vu le peu de circulation, nous préférons rester sur la plage avant de rentrer au camping en longeant la côte. Le tapis de sable blanc s'étire sur plus de 6 kilomètres entre cocotiers d'un côté et lagon de l'autre. L'eau est turquoise et transparente. Les nuages qui passent dans le ciel rendent les couleurs changeantes et paradisiaques.

Après plus d'une heure de marche dans ce décor de rêve (on en prend plein les yeux), blasés de voir un bleu aussi parfait et aveuglés par l'éclat du sable , nous décidons de rejoindre la route pour essayer de trouver une voiture qui pourrait nous ramener au camping. Mais nous sommes dimanche… et aucune voiture ne passe.

Alors nous marchons, marchons et marchons encore, sous un soleil au zénith, sans voir le moindre véhicule aller dans notre direction. Arrivés au camping, bien fatigués, nous doublons la ration de pâtes pour les garçons qui sont affamés. Comme c'est notre dernier jour à Ouvéa, nous retournons dans l'après-midi à la plage qui se trouve près du pont de Mouli, là où les teintes de bleus se mélangent pour le plus grand plaisir des yeux et des amateurs photographes.

Florian et Romain en profitent pour nager jusqu'à un îlot de sable formé par la marée basse et qui émerge au milieu du lagon. Seuls au monde !

Ouvéa, route désespérement déserte... Eglise de Mouli
Ouvéa, route désespérement déserte... Eglise de Mouli

Ouvéa, route désespérement déserte... Eglise de Mouli

Ouvéa, plage de Mouli qui s'étend sur des kilomètres et des kilomètres...
Ouvéa, plage de Mouli qui s'étend sur des kilomètres et des kilomètres...
Ouvéa, plage de Mouli qui s'étend sur des kilomètres et des kilomètres...
Ouvéa, plage de Mouli qui s'étend sur des kilomètres et des kilomètres...
Ouvéa, plage de Mouli qui s'étend sur des kilomètres et des kilomètres...
Ouvéa, plage de Mouli qui s'étend sur des kilomètres et des kilomètres...

Ouvéa, plage de Mouli qui s'étend sur des kilomètres et des kilomètres...

Ouvéa, seuls au monde ;-)

Ouvéa, seuls au monde ;-)

Lifou

Voyage en avion privé

Le vent a soufflé toute la nuit mais nos tentes ont bien résisté .

Vers 9 heures, nous quittons le camping et attendons sur le bord de la route en faisant du stop. Une première voiture nous conduit jusqu'à Fayaoué, puis nous marchons un peu avant qu'un pick-up nous dépose à l'aéroport. L'enregistrement des bagages est rapide parce qu'il n'y a personne dans la minuscule salle d'enregistrement, à part nous…

Notre avion doit partir à 11h25 mais on nous demande d'embarquer bien avant. Et là, surprise : nous comprenons que nous sommes les seuls passagers à nous rendre à Lifou !

Le commandant nous accueille sur la piste au pied de l'escalier de l'appareil. Il nous montre rapidement les consignes de sécurité puis donne un casque à Florian qui s'est assis aux premières loges (juste derrière les deux pilotes) afin qu'il suive leur conversation durant le vol.

Il n'y a qu'une vingtaine de minutes de voyage entre Ouvéa et Lifou et nous arrivons sous une pluie battante. On nous apporte nos 4 sacs sur un chariot et nous pouvons sortir de l'aéroport en moins d'une minute ; c'est le débarquement le plus rapide depuis le début de notre voyage.

A l'extérieur de l'aéroport, il faut marcher un peu (sous la pluie un peu moins forte) pour trouver un endroit où faire du stop. Ce sont les gendarmes qui s'arrêtent les premiers ! Ils nous amènent à un carrefour sur la route de Wé, la ville principale. Là, une dame nous monte dans son pick-up et nous explique qu'à Lifou, contrairement à Ouvéa, la police ne permet pas aux gens de voyager à l'arrière des 4x4, dans la benne. Cela ne va pas nous aider pour trouver des véhicules, à 4 avec des gros sacs…

Départ d'Ouvéa en stop et voyage pour Lifou en "jet privé" ;-)
Départ d'Ouvéa en stop et voyage pour Lifou en "jet privé" ;-)
Départ d'Ouvéa en stop et voyage pour Lifou en "jet privé" ;-)
Départ d'Ouvéa en stop et voyage pour Lifou en "jet privé" ;-)
Départ d'Ouvéa en stop et voyage pour Lifou en "jet privé" ;-)
Départ d'Ouvéa en stop et voyage pour Lifou en "jet privé" ;-)

Départ d'Ouvéa en stop et voyage pour Lifou en "jet privé" ;-)

C'est parti pour Pékin express

A Wé, nous achetons de quoi manger sur un banc, puis décidons de faire 2 équipes afin d'avoir plus de chance d'être pris en stop en direction de Luengöni. Il reste plus de 20 kms à parcourir et faire du stop à 4 n'est pas idéal.

L'équipe 1 est composée de Christelle et Florian et l'équipe 2, de Romain et moi. L'équipe 1 part dix minutes avant nous (sinon, ça ne sert à rien de faire 2 équipes ).

Au terme d'un raid de près de 2 heures, l'équipe 2 est déclarée gagnante. L'équipe 1 arrive une bonne demi-heure plus tard… Le camping d'Hukekep offre des emplacements de rêve, en face de la grande plage de sable blanc de Luengöni et de son lagon turquoise. Nous pouvons choisir l'endroit qui nous plaît en toute tranquillité puisque nous sommes les seuls clients du camping, les 3 cases traditionnelles étant vides également. Agathe, la propriétaire, nous explique sommairement comment nous organiser puis nous prenons possession des lieux. C'est presque du camping de luxe, il y a l'eau chaude dans les douches ! Nous sommes maintenant mieux rodés et l'installation des tentes est plus rapide qu'à Ouvéa, nous perdons aussi moins de temps à tout disposer à l'intérieur .

Lifou, pique-nique à Wé, stop pour Luengöni et camping d'Hukekep face à la plage
Lifou, pique-nique à Wé, stop pour Luengöni et camping d'Hukekep face à la plage
Lifou, pique-nique à Wé, stop pour Luengöni et camping d'Hukekep face à la plage
Lifou, pique-nique à Wé, stop pour Luengöni et camping d'Hukekep face à la plage
Lifou, pique-nique à Wé, stop pour Luengöni et camping d'Hukekep face à la plage
Lifou, pique-nique à Wé, stop pour Luengöni et camping d'Hukekep face à la plage
Lifou, pique-nique à Wé, stop pour Luengöni et camping d'Hukekep face à la plage

Lifou, pique-nique à Wé, stop pour Luengöni et camping d'Hukekep face à la plage

Journée à la plage

Le lagon de Luengöni est classé au patrimoine mondial de l'Unesco. La plage est superbe, le sable fin comme de la poudre et les couleurs de l'eau, bien qu'un cran au-dessous d'Ouvéa, sont de toute beauté. Des tortues pointent régulièrement le bout de leur nez à chaque fois qu'elles viennent respirer à la surface, à quelques mètres du bord. Que faut-il de plus pour passer une belle journée, tranquille, à la plage de notre camping ? L'eau nous semble fraîche, comme à Ouvéa. Elle est pourtant à 25°C, mais après 6 mois passés dans des eaux proches de 30°C, nous sommes devenus très frileux .

Lifou, plage de Luengöni
Lifou, plage de Luengöni
Lifou, plage de Luengöni
Lifou, plage de Luengöni
Lifou, plage de Luengöni
Lifou, plage de Luengöni
Lifou, plage de Luengöni

Lifou, plage de Luengöni

La baie de Wadra, les falaises de Xodre et la plage de Peng

À 6h du matin, je prends la navette pour aller à Wé et louer une voiture. Lifou a une superficie comparable à la Martinique et on ne peut pas la visiter à pied ou en stop… C'est donc en voiture que nous partons pour le Sud de l'île. Nous longeons le Cap des Pins, essayons de trouver l'entrée du chemin (en vain, rien n'est indiqué sur Lifou…), puis continuons à la baie de Wadra pour une pause baignade. Au risque de nous répéter, l'eau y est turquoise . Des tortues nagent dans la baie mais ne se laissent pas approcher facilement. Au loin, un tombant très impressionnant fait une rupture abrupte avec le platier. A cet endroit, l'eau est d'une couleur incroyable qui contraste avec tout le reste du lagon. Nous restons à Wadra pour déjeuner sur l'aire de pique-nique. Au menu : sandwiches au pâté pour tout le monde (nous n'avons pas trouvé de rillettes d'oie ).

Lifou, baie de Wadra
Lifou, baie de Wadra
Lifou, baie de Wadra
Lifou, baie de Wadra
Lifou, baie de Wadra
Lifou, baie de Wadra
Lifou, baie de Wadra

Lifou, baie de Wadra

Après manger, nous allons aux falaises de Xodre, à l'extrême Sud de l'île.

Sur le bord la route, entre les cocotiers, les eaux du lagon sont de nouveau superbes et nous forcent à un nouvel arrêt pour prendre des photos. Si nous nous arrêtons à chaque fois que nous voyons une belle plage, nous ne sommes pas prêts d'arriver .

A Xodre, la route se termine par un chemin qui mène à un parking et à la dernière maison de la tribu, la maison de Pierre. Pierre étant occupé, c'est un de ses fils, Jonathan, qui nous accueille et qui propose de nous guider sur les falaises.

Jonathan est un Kanak d'une trentaine d'années qui, comme beaucoup de jeunes de son âge, abuse "un peu" trop de la Number One (la bière locale). Il ne cesse de nous répéter "tranquille" tout le long du chemin et a quelquefois du mal à aligner une phrase complète. Pourtant, il connaît son métier de guide et nous montre plein d'herbes médicinales employées pour guérir des piqûres de méduses, des foulures, des furoncles, soulager des maux de ventre ou de dents ou bien encore pour éloigner les moustiques.

Lifou, falaises de Xodre (se prononce "Rrodjé" ;-) )
Lifou, falaises de Xodre (se prononce "Rrodjé" ;-) )
Lifou, falaises de Xodre (se prononce "Rrodjé" ;-) )
Lifou, falaises de Xodre (se prononce "Rrodjé" ;-) )
Lifou, falaises de Xodre (se prononce "Rrodjé" ;-) )

Lifou, falaises de Xodre (se prononce "Rrodjé" ;-) )

Il parle aussi aux esprits et nous raconte des légendes locales en chemin.

Il est célèbre dans sa tribu depuis que l'émission Echappées Belles est venu tourner un reportage l'année dernière et qu'il a guidé les journalistes sur les falaises. Mais il était "trop bourré ce jour-là pour parler devant la caméra", nous dit-il en rigolant.

Les falaises de Xodre surplombent la mer d'une hauteur d'environ 15m. En signe de bravoure, les jeunes de la tribu sautent du haut des rochers, quand la marée est haute.

Jonathan nous fait ensuite visiter une grotte avec des ossements, qui d'après la légende, appartiennent à des marins qui se sont échoués à Lifou il y a très longtemps et qui sont morts de faim. Difficile de démêler la légende de la réalité…

Lifou, falaises de Xodre, visite des grottes / piège à crabes de cocotiers
Lifou, falaises de Xodre, visite des grottes / piège à crabes de cocotiers
Lifou, falaises de Xodre, visite des grottes / piège à crabes de cocotiers

Lifou, falaises de Xodre, visite des grottes / piège à crabes de cocotiers

Après la balade sur les falaises, nous reprenons la voiture pour aller au Nord-Ouest, à la plage de Peng, à une cinquantaine de kilomètres. La route qui passe par l'intérieur des terres traverse des forêts et des tribus qu'il est difficile de repérer sur notre carte. Nous arrivons tout de même à trouver le chemin défoncé qui conduit à Peng et à sa plage de sable blanc.

De retour à Wé, nous faisons les courses à la grande épicerie puis revenons au camping avant le coucher du soleil. Les photographes sont comblés par les couleurs du ciel.

Lifou, plage de Peng
Lifou, plage de Peng
Lifou, plage de Peng
Lifou, plage de Peng
Lifou, plage de Peng
Lifou, plage de Peng
Lifou, plage de Peng

Lifou, plage de Peng

Lifou, retour sur notre magnifique plage de Luengöni
Lifou, retour sur notre magnifique plage de Luengöni

Lifou, retour sur notre magnifique plage de Luengöni

La Baie de Jinek, la Baie de Santal et les Falaises de Jokin

Il a fait très froid cette nuit (autour de 18°C) et nous avons grelotté au petit matin, malgré nos couvertures de laine polaire. A 6h, c'est l'heure d'aller chercher le pain au dépôt de la tribu. Puis nous faisons un peu de lessive après le petit-déjeuner et partons en promenade pour visiter le Nord de l'île.

Notre premier arrêt nous mène à Easo. La route grimpe jusqu'à la chapelle de Notre Dame de Lourdes, construite sur le haut d'une colline et qui domine la baie de Santal.

Nous redescendons ensuite à la baie de Jinek où nous pique-niquons avant d'aller plonger avec masque et tuba dans l'aquarium naturel pour voir la faune et la flore sous-marines. L'eau est claire mais le récif corallien est peu coloré et il y a assez peu de poissons. On devient difficiles après avoir vu tant de splendeurs dans les Togean ou à Bunaken (en Indonésie, aux Célèbes).

Lifou, vue sur la baie de Santal
Lifou, vue sur la baie de Santal

Lifou, vue sur la baie de Santal

Lifou, baie de Jinek et son aquarium
Lifou, baie de Jinek et son aquarium
Lifou, baie de Jinek et son aquarium

Lifou, baie de Jinek et son aquarium

Après la Baie de Jinek, nous allons à la Baie de Santal, beaucoup plus exposée aux vents. Nous n'y restons que l'instant d'une photo puis partons pour le Nord, à Jokin. Les falaises de Jokin, hautes d'une quarantaine de mètres, surplombent une eau limpide où paraît-il les poissons sont nombreux, mais nous n'avons pas pris nos masques, alors nous nous contentons d'admirer le panorama d'en haut… La journée se termine par une baignade sur notre plage, dans la baie de Luengöni, dans une eau toujours aussi diaphane.

Lifou, baie de Jokin
Lifou, baie de Jokin

Lifou, baie de Jokin

Avant-dernier jour sur Lifou

Ce matin, nous allons faire un tour au marché de Wé. Il y a peu de commerçants et ils vendent tous à peu près la même chose, c’est-à-dire pas grand-chose… Quelques fruits et légumes, surtout des bananes. La visite est donc rapide et nous reprenons la voiture pour essayer de trouver un chemin qui peut nous mener à des baignoires naturelles sculptées dans la roche, du côté du Cap des Pins, au Sud de Lifou.

Comme rien n'est indiqué nulle part (seuls les noms des tribus sont peints sur la route), il nous faut chercher et demander la route quand on a la chance d'apercevoir quelqu'un sur le pas de sa porte. Si nous trouvons facilement la petite plage du Cap des Pins grâce aux explications d'une dame que nous avons rencontrée, nous empruntons ensuite un long chemin qui nous amène à un phare mais faisons chou blanc et n'arrivons pas à trouver les baignoires naturelles… Comme beaucoup de lieux dans les Loyautés sont tabous et qu'il faut l'autorisation du chef (ou du petit chef) de tribu pour s'engager sur un sentier, nous n'insistons pas et continuons notre route vers le Sud pour aller pique-niquer à la Baie de Wadra où nous sommes déjà venus avant-hier. Mais la marée est basse et le vent souffle trop fort pour se baigner alors nous rentrons sur notre plage de rêve (à Luengöni), bien abritée du vent, pour terminer la journée.

Demain nous retournons à Nouméa.

Lifou, marché de Wé, case traditionnelle, église, plage et Toutoute (coquillage géant du Pacifique)
Lifou, marché de Wé, case traditionnelle, église, plage et Toutoute (coquillage géant du Pacifique)
Lifou, marché de Wé, case traditionnelle, église, plage et Toutoute (coquillage géant du Pacifique)
Lifou, marché de Wé, case traditionnelle, église, plage et Toutoute (coquillage géant du Pacifique)
Lifou, marché de Wé, case traditionnelle, église, plage et Toutoute (coquillage géant du Pacifique)
Lifou, marché de Wé, case traditionnelle, église, plage et Toutoute (coquillage géant du Pacifique)

Lifou, marché de Wé, case traditionnelle, église, plage et Toutoute (coquillage géant du Pacifique)

Île des Pins (Kwênyii - la perle du Pacifique)

Après une courte étape à l'auberge de jeunesse de Nouméa, nous prenons l'avion pour aller à l'île des Pins. Le vol dure une demi-heure et nous passons au-dessus de la barrière de corail et des nombreux îlots disséminés un peu partout entre la Grande Terre et l'île des Pins. Avec le rayon de soleil, c'est superbe.

L'île des Pins est cernée de baies aux eaux turquoise et limpides. Elle est parsemée de plus de 400 tumulus et ses pins colonnaires (des araucarias) très caractéristiques lui ont donné son nom actuel.

Île des Pins, en vol et aérodrome
Île des Pins, en vol et aérodrome
Île des Pins, en vol et aérodrome
Île des Pins, en vol et aérodrome
Île des Pins, en vol et aérodrome

Île des Pins, en vol et aérodrome

Nos sacs récupérés, nous sortons de l'aéroport et nous nous postons sur la route pour faire du stop. Le premier pick-up qui passe s'arrête et nous conduit jusqu'à la route du camping Atchu chez Didas. Nous avions prévu d'aller chez Naitawatch qui passe pour le camping le plus confortable de l'île (surtout le mieux équipé au niveau de la cuisine), mais il est fermé jusqu'au 6 juillet…

Chez Atchu, le terrain pour planter sa tente est grand et est situé en face d'une petite plage battue par les vents, proche de la baie de Kanuméra. Nous trouvons un coin un peu abrité pour ne pas trop sentir les rafales, montons les tentes et faisons le tour des installations.

La cuisine se limite à un évier et à quelques ustensiles qui ont beaucoup vécu. Il n'y a pas de frigo pour conserver les produits frais mais notre margarine devrait tenir le coup. Pour chauffer de l'eau, un "four" à bois se trouve dans un petit faré à côté, il faut donc ramasser tout le bois sec que l'on trouve sur le terrain pour ne pas devoir manger froid. Le premier repas du soir n'est pas une réussite. Nous n'avons pas de passoire et nos coquillettes sont "un peu" pâteuses. Chacun avale son bol de pâtes, mais sans grand appétit…

Île des Pins, la vie s'organise dans le camping Atchu. Faré collectif, point d'eau, "cuisinière", cuisson des pâtes au feu de bois
Île des Pins, la vie s'organise dans le camping Atchu. Faré collectif, point d'eau, "cuisinière", cuisson des pâtes au feu de bois
Île des Pins, la vie s'organise dans le camping Atchu. Faré collectif, point d'eau, "cuisinière", cuisson des pâtes au feu de bois
Île des Pins, la vie s'organise dans le camping Atchu. Faré collectif, point d'eau, "cuisinière", cuisson des pâtes au feu de bois
Île des Pins, la vie s'organise dans le camping Atchu. Faré collectif, point d'eau, "cuisinière", cuisson des pâtes au feu de bois
Île des Pins, la vie s'organise dans le camping Atchu. Faré collectif, point d'eau, "cuisinière", cuisson des pâtes au feu de bois
Île des Pins, la vie s'organise dans le camping Atchu. Faré collectif, point d'eau, "cuisinière", cuisson des pâtes au feu de bois

Île des Pins, la vie s'organise dans le camping Atchu. Faré collectif, point d'eau, "cuisinière", cuisson des pâtes au feu de bois

Île des Pins, la magnifique baie de Kanuméra
Île des Pins, la magnifique baie de Kanuméra
Île des Pins, la magnifique baie de Kanuméra
Île des Pins, la magnifique baie de Kanuméra

Île des Pins, la magnifique baie de Kanuméra

Le pic Nga

À 6h du matin, je vais avec Florian acheter de quoi manger à la boulangerie qui se trouve à près de 3 kms de notre camping ; nous trouvons rapidement une voiture pour nous y déposer. Mais nous ne mangerons pas de tartines ce matin car il n'y a pas de pain (pénurie de farine). Heureusement, la boulangerie a aussi un coin épicerie et nous pouvons acheter des biscottes .

Le retour au camping est plus long et nous devons marcher près de 3/4 d'heure sans que personne ne s'arrête...

Après le petit-déjeuner, Christelle et Romain partent à leur tour pour faire des courses à l'épicerie la plus proche. Elle se trouve un peu avant la boulangerie mais n'ouvre qu'à 9h. Ils sont plus chanceux puisqu'ils trouvent à acheter tout ce qui nous manquait et parviennent à effectuer l'aller-retour en un temps record.

Vers 11h, nous partons pour le pic Nga, le point culminant de l'île des Pins, à une altitude de 262m. Le chemin est balisé tout le long et on n'a pas besoin d'autorisation pour s'y rendre. Il faut marcher environ 45 minutes, sur un sentier pierreux, pour atteindre le sommet. Le point de vue du haut offre un panorama magnifique sur les baies et leurs lagons aux eaux couleur turquoise. C'est un super endroit pour le pique-nique . La descente prend autant de temps (sinon plus) que la montée. Les pierres roulent sous les pieds et il vaut mieux être prudent. Arrivés en bas, nous marchons encore un bon kilomètre, au grand désespoir de Romain (qui est en tongs et a mal aux pieds), pour aller à la baie de Kuto. La plage est immense, très belle avec son sable blanc et son lagon turquoise mais que l'eau est froiiide !

Île des Pins, pic N'ga et la vue depuis le point le plus haut de l'île
Île des Pins, pic N'ga et la vue depuis le point le plus haut de l'île
Île des Pins, pic N'ga et la vue depuis le point le plus haut de l'île
Île des Pins, pic N'ga et la vue depuis le point le plus haut de l'île
Île des Pins, pic N'ga et la vue depuis le point le plus haut de l'île

Île des Pins, pic N'ga et la vue depuis le point le plus haut de l'île

Île des Pins, baie de Kuto
Île des Pins, baie de Kuto
Île des Pins, baie de Kuto

Île des Pins, baie de Kuto

La baie d'Upi

La Baie d'Upi est probablement l'endroit de l'île des Pins le plus photographié, on la retrouve dans toutes les brochures touristiques. Nous avons réservé un tour en pirogue à voile pour ce matin. Dès 8h, un minibus nous dépose dans la baie de Saint Joseph où notre capitaine nous attend. Derrière la baie de Saint Joseph, un chenal mène à la baie d'Upi d'où émergent de l'eau turquoise (et oui encore !) des îlots coralliens en forme de champignons. La traversée à la voile dure une heure et demie et nous arrivons sur une petite plage, point de départ du sentier pour aller à la baie d'Oro.

Île des Pins, baie d'Upi
Île des Pins, baie d'Upi
Île des Pins, baie d'Upi
Île des Pins, baie d'Upi
Île des Pins, baie d'Upi
Île des Pins, baie d'Upi
Île des Pins, baie d'Upi
Île des Pins, baie d'Upi
Île des Pins, baie d'Upi
Île des Pins, baie d'Upi

Île des Pins, baie d'Upi

La marche en forêt est agréable et nous arrivons après trois quarts d'heure de balade à la piscine naturelle, taillée dans le corail. Des poissons (peu nombreux), piégés par la marée, nagent au milieu d'une eau claire. Nous avons la chance d'arriver dans les premiers et de pouvoir nager dans cet espace réduit. Seuls quelques Japonais font des vagues en battant énergiquement leurs palmes (inutiles) dans une eau couleur piscine.

Nous ne restons pas longtemps dans l'eau parce qu'elle est froide et parce qu'il n'y a pas beaucoup de poissons ou de coraux à voir… Par contre, la piscine vue de la plage est de toute beauté avec ses nuances de bleus, l'océan en toile de fond et le récif corallien sur lequel se brisent les vagues en gerbes blanches.

Île des Pins, piscine naturelle
Île des Pins, piscine naturelle
Île des Pins, piscine naturelle
Île des Pins, piscine naturelle
Île des Pins, piscine naturelle
Île des Pins, piscine naturelle
Île des Pins, piscine naturelle
Île des Pins, piscine naturelle
Île des Pins, piscine naturelle

Île des Pins, piscine naturelle

Nous pique-niquons sur la plage, en face de la piscine naturelle, puis allons à la Baie d'Oro par un chemin sablonneux. Malheureusement, c'est marée basse et il n'y a pratiquement plus d'eau dans la baie… Dommage parce que le peu d'eau qui reste par endroits prend des teintes de bleu qui laissent penser que cet endroit est magnifique à marée haute.

Après avoir parcouru la longue plage de la Baie d'Oro, nous traversons l'hôtel Méridien pour rejoindre le point de rencontre où nous avons rendez-vous à 15h pour le retour au camping. Nous sommes en avance mais le temps s'est gâté et il commence à pleuvoir. Nous attendons un bon moment, à l'abri sous une hutte, parce que notre chauffeur ne vient nous chercher qu'à 16h30. Il nous avait oubliés…

Île des Pins, baie d'Oro
Île des Pins, baie d'Oro
Île des Pins, baie d'Oro

Île des Pins, baie d'Oro

Au secours, les Australiens débarquent

Ce matin, nous allons au camping Naitawatch pour voir si nous allons changer d'endroit. Mais à la réception, on nous dit qu'il n'y aucune vaisselle dans la cuisine (nous n'avons pas de quoi cuisiner), juste un coin pour chauffer du bois… Alors nous décidons de rester dans notre camping où finalement il n'y a pas grand monde et où nous avons maintenant pris nos habitudes.

Après la visite du camping, nous nous rendons à l'épicerie et passons devant la baie de Kuto. Un énorme paquebot est ancré au large et des navettes font le va et vient et descendent des centaines de passagers sur la plage. C'est le jour du débarquement. On nous en avait parlé : un jour par semaine, un bateau de croisière d'environ 2000 passagers (quelquefois 2 bateaux par semaine, voire plus en haute saison) mouille à Easo dans l'île de Lifou et dans la baie de Kuto à l'Île des Pins. Autant dire que les plages alentour sont vite envahies par les touristes. La baie de Kanuméra est noire de monde.

Nous préférons rentrer à l'abri de la foule, au camping. De toute façon il ne fait pas très beau aujourd'hui... Le seul point positif, quand les Australiens arrivent sur l'île, c'est la dégustation de bougnat gratuite qui est organisée le midi pour les accueillir. En effet, les habitants de l'île ont monté des stands pour recevoir tous ces touristes et parmi eux, un étal qui leur propose de goûter au bougna. C'est donc mêlés à la foule que nous goûtons une part de bougna au poulet.

La dame qui sert demande bien si on fait partie de la croisière, pour la forme :

- "Are you coming from the ship ?"

- "Yes, of course"

Île des Pins, arrivée du paquebot des Australiens. Baie de Kanumera avec les touristes puis sans, le lendemain ;-)
Île des Pins, arrivée du paquebot des Australiens. Baie de Kanumera avec les touristes puis sans, le lendemain ;-)
Île des Pins, arrivée du paquebot des Australiens. Baie de Kanumera avec les touristes puis sans, le lendemain ;-)
Île des Pins, arrivée du paquebot des Australiens. Baie de Kanumera avec les touristes puis sans, le lendemain ;-)

Île des Pins, arrivée du paquebot des Australiens. Baie de Kanumera avec les touristes puis sans, le lendemain ;-)

Le tour de l'Île des Pins en voiture

L'Île des Pins n'est pas bien grande mais pour aller visiter les principales attractions (essentiellement des baies et des grottes), la location de scooters ou d'une voiture pour une journée s'impose. Comme la location est valable pour une durée de 24h, cela nous permettra de nous rendre à l'aéroport avec tous nos sacs demain, sans avoir à faire du stop.

Vers 10h, nous nous mettons en route et faisons une brève halte à la Baie de la Corbeille, sous un ciel couvert. Le lagon est agité et les couleurs un peu tristes. Puis nous roulons vers la baie d'Ouaméo, après un passage à la Grotte du Troisième, où des cavernes souterraines font apparaître de jolies colonnes, des stalactites et des stalagmites. Nous nous arrêtons ensuite à la Baie d'Ouaméo, mais là encore sous un temps gris. Quand nous arrivons à la Baie des Crabes, le soleil commence enfin à percer le rideau nuageux et les couleurs du lagon reprennent des airs de fête.

Île des Pins, grotte de la Troisième
Île des Pins, grotte de la Troisième
Île des Pins, grotte de la Troisième

Île des Pins, grotte de la Troisième

Nous avions prévu de pique-niquer dans la Baie des Crabes mais la marée est descendante et nous préférons nous rendre dans la Baie d'Oro pour le déjeuner, pendant qu'il reste encore un peu d'eau dans le lagon... Effectivement, quand nous traversons la grande plage de l'hôtel Méridien, le lagon est déjà presque vide. Du Méridien, il n'y a qu'un quart d'heure de marche pour aller à la piscine naturelle. Alors, nous retardons notre repas et marchons jusqu'à la piscine. Le ciel est dégagé, bleu azur et les reflets de l'eau sont superbes.

Île des Pins, piscine naturelle (encore ;-) )

Île des Pins, piscine naturelle (encore ;-) )

Après le pique-nique sur la plage, en début d'après-midi, nous reprenons la voiture pour aller visiter la Grotte de la Reine Hortense, dans la tribu de Touété.

La grotte est traversée par un petit ruisseau et son entrée est très belle avec ses fougères arborescentes, ses cocotiers et ses arbres qui donnent de curieux fruits bleus (des "cerises bleues" comme les appellent les gens d'ici). Les stalactites à l'intérieur sont bizarrement penchées et forment des colonnes calcaires aux formes étranges. Quelques chauves-souris ont fait leur nid dans les cavités les plus hautes.

Île des Pins, grotte de la Reine Hortense
Île des Pins, grotte de la Reine Hortense
Île des Pins, grotte de la Reine Hortense
Île des Pins, grotte de la Reine Hortense
Île des Pins, grotte de la Reine Hortense
Île des Pins, grotte de la Reine Hortense

Île des Pins, grotte de la Reine Hortense

En fin d'après-midi, nous retournons à la Baie des Crabes pour déposer Jean-François (un Français rencontré dans notre camping) qui fait du stop et compte passer la nuit au Nord de l'île, puis nous passons à Vao pour faire quelques courses à la "grande épicerie", avant de rentrer.

La journée s'achève comme les précédentes, avec l'allumage du feu de bois pour faire bouillir l'eau dans notre grande marmite et nous concocter un délicieux festin à base de coquillettes .

Ce soir, c'est notre dernier soir sous la tente et la fin de notre séjour sur les îles !

Île des Pins, diverses vues dont l'îlot Brosse, baie des crabes, pins et arbres originaux
Île des Pins, diverses vues dont l'îlot Brosse, baie des crabes, pins et arbres originaux
Île des Pins, diverses vues dont l'îlot Brosse, baie des crabes, pins et arbres originaux
Île des Pins, diverses vues dont l'îlot Brosse, baie des crabes, pins et arbres originaux

Île des Pins, diverses vues dont l'îlot Brosse, baie des crabes, pins et arbres originaux

Île des Pins, gendarmerie, église de Vao, drapeau Kanak
Île des Pins, gendarmerie, église de Vao, drapeau Kanak
Île des Pins, gendarmerie, église de Vao, drapeau Kanak

Île des Pins, gendarmerie, église de Vao, drapeau Kanak

Île des Pins, vestiges du bagne
Île des Pins, vestiges du bagne
Île des Pins, vestiges du bagne
Île des Pins, vestiges du bagne
Île des Pins, vestiges du bagne

Île des Pins, vestiges du bagne

Retour en France

Après une courte étape à Nouméa, nous prenons l'avion pour Sydney, lundi 11 juillet. Nous arrivons à Sydney dans le milieu de l'après-midi, après 3 heures de vol. Dès que nous sommes installés, nous attrapons un bus pour Circular Bay, où nous pouvons nous promener autour de l'Opera House. Puis nous prenons le métro pour aller manger une pizza dans le quartier très animé de King's Cross, à l'Est de la ville, avant de rentrer à notre hôtel.

Sydney, Opera House et Harbour Bridge
Sydney, Opera House et Harbour Bridge

Sydney, Opera House et Harbour Bridge

Dernier long voyage

De Sydney à Paris, il y a quelques heures de vol… 8 heures et 40 minutes entre Sydney et Singapour puis 12 heures et 30 minutes entre Singapour et Paris. Si on ajoute une escale de 3 heures et demie à Singapour, le voyage aura duré plus de 24 heures. Le dernier vol (avec Singapour Airlines en A380 ) est plus que confortable puisque nous disposons de suffisamment de sièges libres pour nous allonger et dormir.

L'arrivée à l'aéroport Charles de Gaulle nous rappelle que nous sommes bien en France. La livraison des bagages met un temps fou, l'écran annonce même qu'il n'y a plus de bagages alors que la moitié des passagers n'a toujours pas récupéré ses affaires…

Le trajet entre Charles de Gaulle et la Gare du Nord, en RER B, n'est qu'un long ruban de déchets qui jonchent la voie ferrée (on n'a pas vu un seul papier dans le métro de Sydney). Enfin, à la Gare du Nord, la porte est à peine ouverte que nous sommes bousculés par les passagers qui rentrent dans le wagon, pressés de trouver un siège libre pour aller s'asseoir…

Bienvenue en France.

Les insolites : mam'duch et son "jet-pack", interview par une équipe d'enseignants en formation audiovisuelle et crabe BN ;-)
Les insolites : mam'duch et son "jet-pack", interview par une équipe d'enseignants en formation audiovisuelle et crabe BN ;-)
Les insolites : mam'duch et son "jet-pack", interview par une équipe d'enseignants en formation audiovisuelle et crabe BN ;-)

Les insolites : mam'duch et son "jet-pack", interview par une équipe d'enseignants en formation audiovisuelle et crabe BN ;-)

Le mot de la fin

Cela fait 10 mois et demi que nous avons quitté la France, 10 mois et demi passés à découvrir d'autres terres, d'autres peuples, d'autres modes de vie, d'autres cultures. Nous rentrons plus riches de 10 mois et demi d'aventures et de vie en famille. Nul doute qu'il nous faudra du temps pour digérer ce voyage, pour nous réhabituer à la routine et au quotidien de notre vie citadine.

Mais nous ne manquons pas de projets pour nous tenir en haleine et nous avons emmagasiné tellement de souvenirs que nous espérons trouver les ressources nécessaires pour affronter les moments difficiles, s'ils se présentent.

Enfin, nous tenons à remercier chaleureusement ceux qui nous ont encouragés et qui nous ont aidés à faire de ce voyage une réussite, ou qui nous ont témoigné leur intérêt par des petits mots très appréciés.

Parmi vous, nous remercions tout particulièrement : Cathy et Sandrine, pour avoir géré toute notre paperasse (et il y en avait !) Marcel et Annie pour avoir hébergé et pris soin de notre voiture, Mme Gontier, Mme Braco et M. Barle pour avoir géré les dossiers d'inscription scolaire de Florian et de Romain.

Voir les commentaires